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Sculpture d'Antoine Culcasi

Genèse de l'œuvre :

Cette œuvre intitulée « Prélude » est l'aboutissement d'un cheminement, d'une réflexion.

Cette réflexion a été alimentée par ma rencontre avec Martine et le lieu qui est le Lénincafé.

Il m'a fallu m'imprégner de l'atmosphère de ce lieu particulier.

Particulier par le sentiment que l'on a lorsque l'on en franchit de seuil.

Nous sommes à la fois hors temps, comme entre parenthèses et très présent par les idées,
les rencontres multiples, souvent inattendues que ce lieu génère.

Rapidement le travail s'est imposé à moi.

J'ai voulu créer la rencontre.

La passion de Martine avec Lénine est avant tout une histoire humaine.

Cette rencontre je l'ai voulu forte dans ce que l'on a en chacun de nous.
Comme quelque chose que l'on n'attend plus et qui tout à coup vous arrive comme un coup de foudre.

C'est ce coup de foudre que j'ai voulu représenter.

« Deux corps, deux esprits enlacés, ma main dans ta main... »

LE DEBUT : L'ébauche

   

A SUIVRE... et à découvrir le 25 Septembre 2010 pour l'inauguration à 18h00

 

Ils se sont croisés, ils se sont regardés,
Ils se sont assis sur le banc

Il rêvait d’un monde nouveau,
Où tous les humains seraient égaux
Il rêvait d’un monde meilleur
Où l’on saurait se partager le bonheur

En octobre il avait fait sa révolution
Il y avait emmené les populations

Il rêvait toujours du grand soir
Il ne put jamais le voir
La mort l’emporta bien trop tôt
Et ses successeurs bafouèrent ses idéaux
Ternirent sa mémoire, stoppèrent son élan
Du despote éclairé ne restèrent que de funestes tyrans

Elle avait lu tous ses écrits
Elle y avait cru comme on y croit à 20 ans
Elle avait aimé le monde qu’il avait décrit
Elle avait vu en lui un géant

Elle avait une petite maison au bord de l’eau
Elle en fit un musée qu’elle lui dédia
Elle le voulu convivial, ouvert à tous et beau
Un lieu d’ouverture et de débats

Suivant la Loire, de Pornic à Paris
Son ombre un jour survola la maison
Sentant y flotter un air d’agitation
Sa mémoire se posa là tout devant

Elle le regarda, s’arrêta près de lui
Lui offrit une vodka à son nom
Trinqua, l’écoutant raconter sa révolution
Ils se sont assis sur un banc

 

Mis à jour 17/04/2013