par le NPA 49
mardi 16 juin 2009

Comme d’habitude, les représentants de l’UMP réécrivent l’histoire et
procèdent par amalgames grossiers.
En décrivant Lénine comme un « commanditaire de massacres de masse » sans bien sûr préciser lesquels, D. Richard feint notamment d’oublier :
a) que la révolution russe fut en 1917 un sursaut populaire contre la dictature tsariste et l’immonde boucherie capitaliste de 14-18, dont elle accéléra la fin ;
b) que si la Russie de Lénine fut ensuite plongée dans la guerre civile, jusqu’en 1921, c’est parce qu’elle dut affronter les armées « blanches » antisémites soutenues par les États français, anglais, nord-américains ou japonais dirigés par la droite ;
c) que s’il y eut effectivement des massacres de masse en pleine paix en URSS, ce fut sous le règne ultérieur de Staline à qui Lénine, malade, tenta vainement de s’opposer avant de mourir en 1924.
Le NPA reste ouvert au débat historique honnête et sérieux sur les heurs et malheurs de la révolution russe et ne considère certes pas les leaders de celle-ci comme des icônes infaillibles : dans la tourmente de la guerre civile de 1918-1921, bien des erreurs ont été commises qui ont ensuite favorisé la contre-révolution stalinienne.
Mais en s’attaquant au Lenin Café, l’UMP trahit avant tout son désir caché d’étouffer toute liberté d’expression en jetant des anathèmes qui confinent au terrorisme intellectuel. C’est une logique antidémocratique et totalitaire que le NPA combattra de toutes ses forces.