Le
Lenin café, un lieu qui dérange en Anjou. Le conseiller général UMP
Dominique Richard a adressé un courrier à d'autres élus du
Maine-et-Loire pour dénoncer l'argent public versé au festival Lenin en
l'île.
L'ancien député s'en explique. « La mairie de Chalonnes lui a apporté un soutien financier jusqu'à 7 000,00 € dans l'hypothèse où le festival serait déficitaire. Par ailleurs, une convention a été signée entre la municipalité et l'association, estimée aujourd'hui à 6 000,00 €. Quant à la région, elle apporte de 2 000 à 3 000 euros pour ce festival. Je me suis prononcé contre en commission des affaires culturelles, mais je n'ai pas été entendu ! »
Pas question de demander, pour autant, la fermeture du Lenin café, à l'origine du festival. Même si Dominique Richard se dit choqué par l'existence d'un tel lieu culturel en Anjou.« C'est un café pavoisé de photos à la gloire de Lénine. La propriétaire ne fait d'ailleurs pas mystère de son admiration pour lui. Mais de là à ce qu'on oublie l'idéologie véhiculée par Lénine, je dis non ! »
Un courrier de Christophe Béchu
Pour aller plus loin, le collectif organisera dimanche une manifestation « pacifique et digne », devant le monument aux morts de Chalonnes. Une sorte de contre-rassemblement à celui du festival. Des personnalités de droite ont déjà fait savoir qu'elles seraient présentes.
Parmi elles : Marc Laffineur, député et président de l'UMP du Maine-et-Loire, et Jean-Luc Davy, qui préside l'Association des maires. « Christophe Béchu nous a demandé de lire une déclaration », ajoute Dominique Richard.
Une manoeuvre politique avant tout ? « Des élus de gauche et du centre ont été invités. C'est complètement apolitique », assure-t-on auprès du secrétariat du collectif. Mais Dominique Richard ne vend-il pas la mèche en pointant : « Faudrait pas confondre le pompier et le pyromane : vous croyez que Stella Dupont, elle, ne fait pas de politique ? »