
Les adhérents de l'association des Amis du Lenin café se serrent les coudes face aux mécontentements de quelques riverains.
Ouvert en 2005 dans une ancienne fermette de la Basse-île, le Lenin café a très rapidement rencontré un fort succès. Mais l'engouement ne fait pas l'unanimité parmi les riverains, habitués jusque-là à leur tranquillité. Certains ont fini par se plaindre, du bruit en particulier. De l'affluence des voitures aussi, sur l'unique petite route.
« On veut bien croire qu'il y a eu quelques nuisances sonores », reconnaît l'un des membres de l'association. Mais actuellement, à 22 h, voire 23 h, c'est terminé. » Les adhérents assurent avoir fait des efforts. Pour le stationnement également. Un parking a été aménagé derrière l'établissement. Prévu les 13 et 14 juin, le prochain festival Lenin en île, lui, se déroulera sur un terrain municipal.
Malgré tout, « les habitants de l'île ne viennent plus au Lenin », constatent les adhérents. On laisse entendre que la présence du café-concert dérangerait doublement compte tenu de sa couleur... rouge. Pourtant, nul besoin d'avoir sa carte du parti pour entrer dans le cercle, ni d'avoir connu 68. « C'est un lieu d'expression libre et d'ouverture, de partage citoyen. » Le Lenin café est même devenu un des repaires de Là-bas si j'y suis, l'émission de Daniel Mermet, diffusée sur France Inter.